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Cet Inconnu

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 Qui est cet inconnu qui un jour prit ma main, Troublant mon petit cœur, traversant mon chemin  Est-ce un preux chevalier, vainqueur d'une tempête Venant de nulle part, sans tambour ni trompette  Qui est cet inconnu venu sans crier "gare" Un homme, un vrai, un beau, un solide gaillard A l'envoûtant sourire, au timbre de voix grave Aux lèvres satinées et au regard suave. Qui est cet inconnu, peut-être un troubadour Un poète chanteur clamant des mots d'amour  Est-il un prince errant, un souverain nomade Qui cherche le bonheur loin de toute ambassade  Qui est cet inconnu aussi fier qu' un gardian Aussitôt disparu dans les dunes au vent. Je ne sais rien de lui, même pas son  prénom Mais dans un autre ailleurs nous nous reconnaîtrons Du plus noir de la nuit aux portes de l'aurore Je rêve encore de lui et je l'invente encore.

Gouttes de Merveilles

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On m'a conté  Monsieur, mais cela,je n'y crois, Qu'une fée déposa, au fond d'une corbeille Un  flacon doré plein de gouttes de Merveilles Donnant à chaque femme un joli teint de soie On m'a narré  Monsieur, mais cela je n'y crois Qu'un enfant se servit du nectar d'une abeille Qu'il en fit un onguent jaune comme un soleil Et qu'après l'avoir bu  il devint un grand roi. Quelqu'un m'a dit Monsieur, et cela je le crois Si sur votre bouche éclabousse une groseille Si je bois à vos  lèvres ce doux jus vermeil, Vous n'aurez qu'une envie, être adoré de moi.

Commérages...

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 Je vais faire un peu ma commère Vous raconter ce que j'ai vu Je m'ennuie, j'n'sais pas quoi faire Alors je passe tout en revue. Je trouve toujours la cachette Près d'un banc, au fond d'une rue C'est ainsi que j'ai vu Mariette Fair' de son mari un cocu. Je sais aussi que la bouchère Tous les jours va prier Jésus Avec Jean, le clerc de notaire Qui semble être très assidu. Je reste toujours très discrète Sachant comme il est malvenu De répéter que Sœur Henriette S'acoquine après l'angélus. En allant fair' quelques emplettes Samedi, près du Super U J'ai vu l'patron d'la supérette Faire des trucs à Madam' Lulu. On dit que Mademoiselle Angèle Aime à se promener cul nu, Elle joue souvent  la donzelle Pour bien montrer ses attributs. J'ai remarqué chez la Justine Un peu trop d'allers et venues Elle est devenue libertine Et reçoit beaucoup d'inconnus. Pour monter jusque chez Thomas Le chemin est plutôt pentu Mais ses c...

Cette question qui trotte !

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Je m'occupe de moi, je m'aime et me dorlote. Pour réchauffer mon lit j'ai toujours ma bouillotte. Je déguste du thé, du miel sur des biscottes Des heures dans mon bain, j'y rêve et je barbote. Dés que j'ouvre les yeux débute une parlotte. Chaque matin toujours cette question qui trotte. Je me dis que j'abuse en faisant ma chochotte Que je dois m'habiller car déjà je grelotte. Et encore cette  voix qui insiste et chuchote Qui répète sans cesse : " Hé Coco tu chipotes, Vite décide toi". Alors moi, je sifflote Pour ne pas l'écouter pendant qu'elle m'asticote ! Je regarde mes fesses et les trouve pâlottes Et je dois l'avouer un petit peu boulottes ! Dans ma tête toujours cette question qui trotte : De quelle couleur sera ce matin ma culotte ? (photo Ciscofoto)

Instant Crépusculaire

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Je guette avec bonheur l'instant crépusculaire Quand les gris et les bleus confondent l'horizon. L'épuisement du jour a tout pour me complaire Et m'invite à glisser de mon lit au gazon Dans la tiédeur du soir absorbant le silence Je trouve le repos. Pendant que tout s'endort Je m'apaise aussitôt. Dans cette somnolence Je rêve de baisers, de ouate sur mon corps. Les bruits de l'univers me parviennent à peine.. Étouffés par la nuit noire comme un manteau. Je sens tout près de moi un parfum de verveine Et fais de cette ivraie un nocturne berceau. A même l'herbe douce et sous  milles étoiles Je goûte avec délice cet étourdissement. La lune de coton a étiré sa toile Je laisse le sommeil m'emporter doucement.

Ivresse

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Qu'importe la saison pourvu qu'on ait l'ivresse, Que vous m'aimiez l'hiver ou sur le sable blanc, Lorsque vous dégustez mon corps sur le divan Apaisant votre soif, mettant mon âme en liesse. Nos langues communient en bulles de délice Pétillant sur  nos peaux en vendanges d'amour. Au grand clair de vos yeux je bois jour après jour Et m'enivre de vous à votre cœur calice. J'aime tant, contre vous, les instants de paresse, Après ceux de plaisir ; Griserie de baisers A la lune rosée sur nos corps apaisés, A la coupe des reins, en lapements tendresse.

Caliente

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Ferme la jalousie. Viens voler doucement Sur ma langue rosie De doux baisers safran... Viens goûter à ma bouche Et picorer ma peau. Je te veux oiseau-mouche Ventre doux de moineau... Des perles de sueur Fleurissent sur ma soie Où palpite mon cœur Fou amoureux de toi... Ferme la jalousie Caliente dans la chambre Mon corps chaud balbutie Impatient de t'attendre.

Ta lettre

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Reflets sur le chevet placé sous la fenêtre, La lune m'éblouit. J'y ai posé ta lettre. L'heure devient pourpre, au bon gré de l'horloge, Et chante  doucement le temps qui se proroge. L'attente et le silence  infusent dans mon cœur. Je me laisse imprégner d'une douce langueur Sur mon sofa soyeux . Danse mélancolie,  Tu vois, je te reçois comme une tendre amie Le soir commence à peine et pousse le vermeil De l'astre incandescent. Je cherche le sommeil Mais je sens déjà que ma nuit sera nuit blanche Ton souvenir s’éteint comme un triste dimanche. Sont-ce tes mots d'amour cachés dans l'enveloppe? Est-ce le chant d'Ulysse appelant Pénélope ? Reflets d'un jour nouveau à travers la fenêtre, Le matin m'éblouit. J'ai déchiré ta lettre.

Sans toi

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 Je t'écris Mon Amour quelques mots pour te dire Que tu manques à ma Vie, que tu manques à mon corps. Chaque jour je te cherche et je pleure et soupire. De visiter mon rêve, à la nuit je t'implore. Je me souviens Chérie de ton si beau visage De ta bouche si tendre à mes joyeux baisers J'aimais tant nos matins, quand tu prenais ombrage Lorsque mes mains, mes doigts déjà te réclamaient. J'ai gardé en mon cœur la douce souvenance De nos hivers douillets, nos étés de ciel bleu Saisons emplies de nos amoureuses dormances Où nous vivions d'amour et cachés des envieux Tout dans la chambre nue et bleue porte ta trace Ton foulard oublié juste avant de partir Mille photos de toi, comme des dédicaces Ce plaid abandonné qui aime m'engloutir. Je suis tout plein de toi, de notre amour immense De tant de souvenirs, de mers et de bateaux De tes larmes de joie ou de chagrin intense De tes ravissements devant chaque gâteau ! J'ai aimé ces années à vivre auprès de toi Et à nou...

Automne

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L'été se meurt ; Revient l'automne Chaussé de rouge et vêtu d'or. Une saison nous abandonne Chassée par l'autre sans remord. Les récoltes sont aux greniers Et bien au loin les hirondelles. Les raisins au fond des paniers Seront tantôt mis en bouteilles. Un bûcheron coupe du bois Qu'il empile sous la fenêtre. Bientôt les matins seront froids Sous les portes le vent pénètre. Le brouillard baigne la vallée La noyant de sa pâle empreinte. Quand viendra la blanche gelée De la terre viendra la plainte. Le berger rentre ses troupeaux Les chiens jouent dans les  chènevières Le ciel est bas sur les hameaux. L'air fume au dessus des rivières

La Duchesse et le Marquis

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Vous voilà, cher Marquis ! Vous avez de l'audace ! J'ai reçu ce matin votre grivois billet Que vous avez confié au révérend Ignace Ami de mon mari, son confesseur privé. Mes hommages, Duchesse ! il est doux de vous voir. Je voulais annoncer ma prochaine visite Par ce tout petit mot et vous faire savoir Qu'à mon cœur vous passez pour être favorite. Aucunement, Marquis, cela ne m’intéresse Le Duc mon époux, me suffit amplement Laissez moi donc aller car je file à confesse Cessez de m'ennuyer avec vos boniments. Mais non, jolie Duchesse, il n'y a plus charmant Que vos seins triomphants et ronds comme la lune, Vos épaules satin, en teinte de lait blanc Et vos fesses dodues, bombées comme une dune. Marquis vous me lassez de toutes vos sottises Dieu que vous êtes lourd ; vous n'êtes qu'un gandin. Vous devriez aller plus souvent à l'église Pour chanter la messe et le credo en latin  Retardée, la duchesse emprunta le chemin Qui menait jusqu...

Il était une fois

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Il était une fois la plus rose des roses Princesse du jardin et reine de beauté Elle tomba d' amour,  ô délicate chose Vous ne me croirez pas, d'un très vieux jardinier. Entre l'homme et la fleur éclosit une idylle Une histoire qu'on tait, drapée comme un secret ; Un conte, une chanson douce qu'on sait fragile Improbable roman  qui demeura discret. Il passait pour la voir dès le lever du jour. Tel un roi, il faisait d'elle sa favorite Qu'il venait adorer, comme un geste d'amour. Elle était son joyau, sa fiancée insolite. Au pied de son rosier, il versait de l'eau fraîche Aucune des épines  le piquait jamais Les corolles carmin, sur ses pauvres mains rêches Déposaient un parfum grisant qui le charmait. Le vieil homme mourut, en terre fut porté. La rose dépérit en confiant ses pétales Aux ailes de tous vents pour aller déposer Un manteau de velours sur la pierre tombale.

La Natte en Bambou

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Comme j'étais fébrile, assise près de vous, Face au grand océan, sous la mauve glycine. Déjà je me perdais dans vos yeux opaline Sentant au fond de moi un délicieux remous La lumière baissait tandis que l'air si doux Parfumait tendrement votre bouche mutine D'embruns rafraîchissants et d'essence marine ; Votre main libertine effleura mes genoux. La lune s'amusait sur ma  peau ivoirine ; La douleur d'un fado s'égrenait en sourdine. Votre main m'attira vers la natte en bambou M'invitant lentement sur la peau zibeline. J'ai adoré l'instant, où, penché sur mon cou Vous avez murmuré "venez douce coquine".

Mon Escale

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J'effiloche mon temps aux nuages qui passent, J'aime ces douces heures. Sous l'auvent de mon âme, une pluie qui me lasse, L'été est un tricheur. Je laisse fuir mon rêve au dos d'un bel oiseau En plumes rouge-rose. Le vent de nulle part chahute les roseaux, Je laisse aller les choses. Je savoure silence et l’absence de toi, Je n'ai besoin de rien. Pâturage en mon coeur, berceau de mon émoi, Un ange pour gardien. Ma raison se repose au bord de mon sourire Je suis juste à ma place. Au plus profond de moi, je découvre un empire, De toi il n'y a trace. Allégée des tourments j'ai trouvé mon escale, Césure dans ma vie. J'ai oublié ton nom. Sur mon lit de pétales Enfin tout me sourit.

Un petit chemin

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C'est un petit chemin tout brodé de genêts Au milieu des prairies et des vaches tranquilles Broutant paisiblement l'herbe et les graminées Bien loin du brouhaha, des rumeurs de la ville. C'est un petit chemin où j'embrasse l'été Mon esprit s'y apaise, mes heures s'éternisent Dans le doux matin d'or, je suis hors de portée Du bruit assourdissant des longues routes grises. C'est un petit chemin au front de la montagne Que l'on atteint avec beaucoup d' humilité Ici, pas de perdant, pas de premier qui gagne On laisse à ceux d'en-bas toute cupidité. C'est un petit chemin qui flirte avec le ciel Sur la pointe des pieds, je touche les nuages Les vents, maîtres de lieux, saupoudrent de leurs ailes Tous les parfums cueillis au dessus des alpages. Sur ce petit chemin erre ma solitude L'horizon, sur le monde dessine un pourpre ourlet J'ouvre mon coeur à Dieu, et avec gratitude Je savoure ma vie et ses mille bienfai...

La voie du Milieu

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Réinventer ma vie et devenir une autre... Me délester ainsi du tourment qui m'encombre, Ne pas me retourner, franchir les zones d'ombre, M'évader du néant dans lequel je me vautre... Découvrir le layon sur lequel je m'engage Sublimé par les chauds rayons d'or du soleil Choisir mon avenir, fuir cet état de veille Apprivoiser la paix au cours de ce voyage. Avancer par devant, sur la voie du milieu Pour y trouver la clé, le parfait équilibre Harmoniser ma vie et agir de mon mieux Pour l'amour de chacun et me sachant plus libre. Sentir au fond de moi cette métamorphose, Lâcher les faux semblants, provoquer le destin Allègrement aller jusqu'au bout du chemin, Cultiver dans mon cœur la tendresse des choses.

Près du vieux cimetière

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Près du vieux cimetière Aux tombes oubliées L'abbaye séculaire Jaillit dans l'air muet. Le soleil, sur les pierres Fait des ombres d'été Et les branches de lierre Etendent leurs filets. La saison insolente Ecrase de chaleur La chapelle gisante Tombeau d'humbles douleurs La cloche silencieuse Figée, ne sonne plus. Dans la vallée pieuse On pleure l''angélus. Dans ce vert ermitage Mystérieux et secret Perle le babillage D'un ruisseau argenté. Les herbes du chemin Encore lourdes d'aurore Festonnent le jardin Où le banc de bois dort. Le pas des pèlerins Leur foi et leurs prières Ont fait de cet écrin, Un temple de lumière.

L'ermite des champs

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C'est un doux vagabond, un ermite des champs Amoureux du silence et du  ciel et des arbres Des fleurs de son jardin, des coquelicots blancs Heureux sur le sentier, avec Dieu, il palabre. Quand les cieux sont cléments, il descend le village Le sourire dans le coeur il va sur les chemins. Des oiseaux il n'entend que leurs gais caquetages Qui lui font oublier le grand chaos humain. Il part ainsi tout seul, sous un ciel bleu superbe Devant lui l'horizon infini, bigaré Dans ce paradis vert, il s'allonge sur l'herbe Douce comme un tapis de velours dévoré. Les parfums de l'été lui font tourner la tête L'air a un goût de fraise et framboise des bois Le cri des martinets, le chant de l'alouette Pépient à son oreille en aubade de soie. Il erre, tout en rêvant à son pays natal Flâneries dans les bois aux senteurs de violettes Il fait de la nature un refuge mental Sur lequel le soleil pose un chapeau de fête.

Le Puy en Velay

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Dans un bel écrin vert au  milieu de montagnes Au coeur d'un grand massif de volcans, de vallées C'est plus beau que Paris, qu'un château en Espagne George Sand l'aimait, c'est le Puy en Velay Les ruelles pavées en lave volcanique Etroites et pentues, taillées en escaliers Conduisent le marcheur jusqu'à la basilique Edifice grandiose aux murs polychromés. Cathédrale imposante, toute chargée d'Orient Fut visitée longtemps par d'anciens rois de France Dans l'absyde, exposée au regard des croyants Règne une Vierge Noire, Majesté de clémence. Dans le jardin du cloître, tout est sérénité Les toits de tuiles rouges, les maisons séculaires Ville riche d'histoire où il fait bon flâner, Découvrir un passé  tout empreint de mystères. Juchée sur un rocher, pour protéger la ville Une Vierge à l'enfant domine la cité Les dévots, chaque année, par dizaines et par mille En longue procession, viennent la vénérer. Tout près, sur un pi...

Je rêve de printemps

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Je rêve de printemps, de pétales de roses, De joutes alanguies parmi les graminées De siestes au soleil, mes lèvres butinées Par les si doux baisers, qu'amoureux, tu déposes. Je rêve de bouquets, d'essence des lilas De revoir les prairies enneigées de fleurettes, De marcher pieds nus au milieu des paquerettes Tous deux l'un contre l'autre, et ma main sous ton bras. Que viennent vite Avril, le joli moi de Mai Les muguets ennivrants, l'or brillant des jonquilles. Les vents peuvent jouer sous les jupes des filles Je quitte enfin mes pulls et tout ce qui te plait. J'attends le gazouillis des folles hirondelles Promesses de chaleurs et d'azur lumineux. Je rêve à ton parfum, au ciel de tes yeux A tes mains grapillant par dessous mes dentelles.