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Ta Bouche

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Un écueil irisé ou j'aime tant me perdre Une plage d'amour, un  rivage salé Où la lune reflète un éclat argenté, Un écrin à bijoux au chaud parfum de cèdre. Un velours où mes lèvres aiment à se poser, Une plume envolée à tire d'hirondelle, L'aube de mes baisers, opale sentinelle, Un jardin aux audaces qui me font roser. Une mélodie bleue, une note qui danse Un papier à musique où se mêlent tes mots, Ton souffle et tes soupirs, carillonnants grelots Qui tintent à mon oreille en si douce romance. Ô délicate fleur qui exhale mes nuits, Cœur  de magnolia,  mon doux jus de cerise, Une coupe de miel, baume qui m'éthérise, Ta bouche, mon Amour, est corbeille de fruits

Aux Quatre Saisons

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Je passerai chez vous, par un matin d'automne Lorsque la vigne aura les tons chauds du raisin, Juste pour musarder sur la route du vin, Quand la chaude saison, aux vents frais, s'abandonne. Je passerai chez vous, un beau jour, en hiver. Le gel aura brûlé les buissons d'aubépines, La neige pâlira l'arrondi des collines, Nous nous réchaufferons dans nos pulls en mohair. Je passerai chez vous, un doux soir de printemps Piétiner l'or frais des prairies de jonquilles, Puis flâner avec vous dans l'allée de charmilles, Chapardant vos baisers pour allonger le temps. Vous viendrez chez moi par une nuit d'été Dormir à la brunante, écouter la cigale, Enveloppés tous deux dans un drap de percale, S'abreuvant de baisers jusqu'à l'ébriété.

Mes deux amants

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Mon petit coeur fait la navette Entre mes deux jeunes amants. Ils sont si mignons, si charmants Aussi craquants qu' une allumette... D'eux, j'ai toujours la boulimie. Quand le premier conte fleurette, L'autre m'attend dans sa chambrette ; Je dois trouver un compromis. Le brun accourt chaque matin Pour des jeux d'amour olympiques. Je participe et je m'applique. Dieu ! quel tempérament latin. Le blond aime l'heure de la sieste. Et du canapé au tapis, Je m'adapte et je rebondis Devenant de plus en plus leste. Tous deux me laissent le dimanche Respectant le jour du Seigneur. Là, je savoure avec bonheur Ces heures où j'ai carte blanche. Sur mon canapé d'ottoman Je réfléchis et je cogite ! D'ailleurs me vient l'idée subite D'avoir un troisième amant ?

Viens

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Viens mon Amour, dans ce jardin De draps satin et de dentelle. Sous ma lingerie aquarelle Mon corps fleure le lavandin. Viens sur mes lèvres entrouvertes Glisser ta langue et m'implorer. Je me laisserai dévorer, Fiévreuse sous tes mains expertes. Viens échouer contre mes seins De mon cœur épouser le rythme. Ta bouche à mon désir s'arrime Jusqu'à faire onduler mes reins. Viens baiser le rond de mes hanches Apprivoiser mon bouton d'or. Pour toi je cache ce trésor A l'ombre de mes cuisses blanches.

Instant crépusculaire

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J'attends avec bonheur  l'instant crépusculaire, Quand les gris et les bleus confondent l'horizon. La glissade du jour a tout pour me complaire Et m'invite à quitter mon lit pour le gazon. Dans la tiédeur du soir, savourant le silence Je prends un doux repos. Pendant que tout s'endort Je me fonds de plaisir dans une somnolence. En rêvant de baisers saupoudrés sur mon corps. Les chants de l'univers me parviennent à peine Étouffés par la nuit chaude comme un manteau. Mon âme est infusée des parfums de verveine, Je fais de cette ivraie un odorant berceau. A même le regain, devant l'immense vide J'atteins le nirvana dans le flegme du soir. Je plane et je m'envole, amoureuse sylphide Puis je ferme le yeux, je rêve dans le noir...

Mes Amours Catalanes

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Les baisers de Paco m'ont souvent rendue ivre. J'ai tant aimé jouer à ces petits jeux là ! Partout où il allait je courais pour le suivre Ne voulant surtout pas qu'il s'en arrête là. Habiles elles étaient à me donner la fièvre, A si bien me pâmer, les mains du beau Diego. Depuis je vous assure, ah, je ne suis plus mièvre ! Comme j'aimais les bras de mon bel hidalgo. Le regard de Cisco faisait tourner les têtes. Le parme de ses yeux, moqueurs et si troublants Donnait l'illusion d'un champ de violettes Dans lequel je tombais, sous les cieux catalans. Le sien contre le mien, corrida sensuelle Oh, le corps de Chico ! fier comme un matador ! Sa chambre était cachée au fond d'une ruelle, Nous n'avions pas besoin ni d’arène ni d'or. J'en désirais toujours, bien plus et bien encore. Enrico de Ses doigts était si bienveillant J'aimais tant ces matins, quand, en me réveillant Je le trouvais au lit ...

Elijah...

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Il est là près de moi, il s'endort.. Abandonné, confiant déjà.. Doux, chaud, si beau, je l'adore Mon petit Amour, mon Ange Elijah... ... Ce petit homme, cet enfant d'Elle, qu'elle m'a confié pour quelques heures Fait des sourires en ritournelle et me fait fondre de bonheur...