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Peau flanelle

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Mon grand Chéri,  mon grand Amour J'ai goûté votre peau flanelle Je me languis de vos retours Lorsque gazouille l'hirondelle. Mon grand Amour, mon Enchanteur Vous m'avez rendue si gourmande Quand le cerisier est en fleurs Je mords à votre bouche amande. Mon Grand Amour, mon grand Chéri Près de vous j'ai trouvé ma place Je glisse en plein charivari Quand vous m'aimez avec audace. Mon grand Chéri, Mon grand Coquin J'adore être votre cerise J'aime quand vous glissez la main Entre mes seins et ma chemise. Mon grand Amour, mon grand Chaton J'ai des papillons dans le ventre En glissant dans vos draps coton. Votre grand lit devient mon antre. Mon grand Amour, mon grand Charmeur Dans vos bras je suis amoureuse Vous avez chapardé mon cœur Vous me manquiez, je suis heureuse.

L'âge qui sonne

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Ah qu'il est loin le temps, celui où j'étais celle, Comblée de mes atouts, qui avait le pouvoir ! Les hommes m'adulaient, j'étais  jeune et si belle Au matin de ma vie et me moquant du soir... Qu'il est loin le temps où j'allais, jambes légères, Le sourire conquérant, éveillant les désirs. Tant de bras m'appelaient, tant de bouches si chères M'ont abreuvée de leurs délicieux élixirs. Qu'il est loin le temps où suffisaient mes dentelles Pour séduire, enchanter un regard inconnu. Je voyais mon attrait au fond de ses prunelles Et me réjouissais de le savoir vaincu. Mais voilà qu'aujourd'hui je me trouve en automne, Le soleil dans mes yeux, commençant à faiblir. J'ai tant d'amour au cœur, j'entends l'âge qui sonne Je veux aimer encore avant de trop vieillir.

Soir d'hiver.

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Le jour s'évanouit, nimbé de blanche neige. Un vernis argenté recouvre les chemins. Le temps n'est pas encore celui du perce-neige, Les arbres au bord du bois semblent des pèlerins. L'hiver a revêtu son long manteau albâtre. Il givre les buissons, les rameaux, le vieux mur. A travers les carreaux des maisons on voit l'âtre Qui réchauffe les corps terrés au clair obscur. La nuit gèle les cœurs et des yeux, les sanglots. Elle bâche la rue de froid et de silence. Dans l'étable on entend tinter quelques grelots Tandis que le hameau goûte à la somnolence.

Jusqu'au bout de mes cils

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Je suis pleine de joie jusqu'au bout de mes cils, D'amour édulcoré à la sève de toi ; Sur ma peau les traces de tes baisers subtils Laissent le parfum d'un tendre je-ne-sais-quoi. C'est l'été en hiver jusqu'au fond de ton lit, Quand nos corps emmêlés inventent des caresses, Quand nos bouches unies, lianes enchanteresses, Font un pacte d'amour jusqu'au bout de la nuit. L'évanouissement de nos joutes nocturnes Au petit jour naissant ramène la raison. Dans ces instants de grâce, d'amoureuses fortunes Au plus doux de tes bras, je bâtis ma maison. Je suis pleine de toi jusqu'au bout de mes cils... (photo Ciscofoto-L'Oeil est un diaphragme-)

Renouveau

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Ton regard bleu de mer me retient dans ses flots, Tu caresses ma bouche à ta bouche gourmande M'abreuvant de baisers aux couleurs berlingots, Gourmandises d'amour à la saveur d'amande. Tes mots à mon oreille ont le velours des roses, Tes bras me font le doux qui manquait à mon corps. Je souris à nouveau et sous mes paupières closes Je rêve déjà que contre toi je m'endors. Tu te penches vers moi, dénudant mon épaule Où ta main doucement redécouvre ma peau. En te laissant m'aimer je plane et je m'envole Pour des nuits de désir, serment de renouveau.

Printemps

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Je vénère le printemps, le vert tendre des arbres, Les nuances du ciel aux couleurs de tes yeux, La tiédeur du soleil qui réchauffe les marbres Le velouté des roses, leurs pétales soyeux. J'adore les buissons de lilas et leur parme, L'abeille qui butine au nectar d'un bouquet, La lumière tamisée sous les feuilles du charme Puis m'allonger dans l'herbe épiant un criquet. Je m’enivre au parfum des grappes de jasmin Les pépiements d'oiseaux sont une ritournelle De l'aube jusqu'au soir, je rêve mon chemin S'étirant de mon lit à tes baisers cannelle. Je chante le printemps qui parfume ton cou Quand je suis dans tes bras, contre ta peau verveine. Lorsque ta main fleurie embrasse mon genou Les beaux jours sourdent en moi, coulant dans chaque veine. J'aime cette saison et mes robes légères Quand tu joues à piquer des fleurs sur mon chapeau. Taquinant mon oreille, en douce,  tu suggères De tresser des œillets pour nous faire un berc...

Ma robe gris de lin....

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Ma robe gris de lin s'échappe de tes doigts, Froissement sur ma peau comme ondule une vague. Tu effleures mon corps de gestes maladroits, Le désir me transporte et mon âme divague... Un petit coin de nuit nous fait un doux berceau. Là, ta bouche m'implore, embrasse mon visage. Je ne me lasse pas sous le céleste arceau De voir dans ces instants un bien tendre présage. La chute de mes reins est pour toi une cible, Une île à découvrir, le chœur de l'océan. Ton obsession de moi te rend irrésistible La flamme dans tes yeux a le feu du safran Je lape tes baisers à la saveur exquise, Et parfume ma langue à ta langue tilleul. Amoureuse je suis, ô me voilà conquise. Promis, dès aujourd'hui tu ne seras plus seul.