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Près du vieux cimetière

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Près du vieux cimetière Aux tombes oubliées L'abbaye séculaire Jaillit dans l'air muet. Le soleil, sur les pierres Fait des ombres d'été Et les branches de lierre Etendent leurs filets. La saison insolente Ecrase de chaleur La chapelle gisante Tombeau d'humbles douleurs La cloche silencieuse Figée, ne sonne plus. Dans la vallée pieuse On pleure l''angélus. Dans ce vert ermitage Mystérieux et secret Perle le babillage D'un ruisseau argenté. Les herbes du chemin Encore lourdes d'aurore Festonnent le jardin Où le banc de bois dort. Le pas des pèlerins Leur foi et leurs prières Ont fait de cet écrin, Un temple de lumière.

L'ermite des champs

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C'est un doux vagabond, un ermite des champs Amoureux du silence et du  ciel et des arbres Des fleurs de son jardin, des coquelicots blancs Heureux sur le sentier, avec Dieu, il palabre. Quand les cieux sont cléments, il descend le village Le sourire dans le coeur il va sur les chemins. Des oiseaux il n'entend que leurs gais caquetages Qui lui font oublier le grand chaos humain. Il part ainsi tout seul, sous un ciel bleu superbe Devant lui l'horizon infini, bigaré Dans ce paradis vert, il s'allonge sur l'herbe Douce comme un tapis de velours dévoré. Les parfums de l'été lui font tourner la tête L'air a un goût de fraise et framboise des bois Le cri des martinets, le chant de l'alouette Pépient à son oreille en aubade de soie. Il erre, tout en rêvant à son pays natal Flâneries dans les bois aux senteurs de violettes Il fait de la nature un refuge mental Sur lequel le soleil pose un chapeau de fête.

Le Puy en Velay

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Dans un bel écrin vert au  milieu de montagnes Au coeur d'un grand massif de volcans, de vallées C'est plus beau que Paris, qu'un château en Espagne George Sand l'aimait, c'est le Puy en Velay Les ruelles pavées en lave volcanique Etroites et pentues, taillées en escaliers Conduisent le marcheur jusqu'à la basilique Edifice grandiose aux murs polychromés. Cathédrale imposante, toute chargée d'Orient Fut visitée longtemps par d'anciens rois de France Dans l'absyde, exposée au regard des croyants Règne une Vierge Noire, Majesté de clémence. Dans le jardin du cloître, tout est sérénité Les toits de tuiles rouges, les maisons séculaires Ville riche d'histoire où il fait bon flâner, Découvrir un passé  tout empreint de mystères. Juchée sur un rocher, pour protéger la ville Une Vierge à l'enfant domine la cité Les dévots, chaque année, par dizaines et par mille En longue procession, viennent la vénérer. Tout près, sur un pi...

Je rêve de printemps

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Je rêve de printemps, de pétales de roses, De joutes alanguies parmi les graminées De siestes au soleil, mes lèvres butinées Par les si doux baisers, qu'amoureux, tu déposes. Je rêve de bouquets, d'essence des lilas De revoir les prairies enneigées de fleurettes, De marcher pieds nus au milieu des paquerettes Tous deux l'un contre l'autre, et ma main sous ton bras. Que viennent vite Avril, le joli moi de Mai Les muguets ennivrants, l'or brillant des jonquilles. Les vents peuvent jouer sous les jupes des filles Je quitte enfin mes pulls et tout ce qui te plait. J'attends le gazouillis des folles hirondelles Promesses de chaleurs et d'azur lumineux. Je rêve à ton parfum, au ciel de tes yeux A tes mains grapillant par dessous mes dentelles.

Illusion

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J'ai adoré vos yeux, aimé votre regard Si tendre lorsque vous me vouliez pour amante. Vous rendîtes ma vie, auprès de vous charmante En y pensant encor, il me vient le cafard. Votre bouche sur moi, caressante et suave Et vos habiles doigts sur mon ventre clavier Dans un kâmasûtra, dans le coeur de janvier Par amour, je devins votre adorante esclave. Ces quelques jours heureux  furent douce effusion Je vécus dans un rêve, amusée et naïve Quelques sourires de vous et je devins captive. Vous vous moquiez de moi, tout ne fut qu'illusion.

Jusqu'à mourir d'aimer

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Estomper tes blessures, Qui t'empêchent d'aller... En faire des brisures Pour te voir apaisé T'avouer mes passions Dessiner le bonheur Composer la chanson Qui séduira ton coeur Apprivoiser ta peau Y parfumer mes lèvres T'aimer allegretto, Te convier dans mes rêves. T'offrir de jeter l'ancre Dormir sur ton rivage Lire dans tes yeux d'encre Le serment d'un naufrage D'instants tellement fous, D'heures tant attendues De vertiges et remous Trop longtemps retenus Confesser mes pensées, Imaginer nos corps A jouer, à danser Du soir jusqu'à l'aurore Partir pour des vendanges En d'exquises contrées S'enivrer de mélanges A nos lèvres sucrées. En cadeau, mes baisers Et mille étés si doux, Contre toi m'échouer A chaque rendez-vous D'embellies en orages Se laisser emporter En torrides voyages Jusqu'à mourir d'aimer.

Votre cravate à pois

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Chaque soir est pareil, je reste à vous languir. Quelquefois vous venez ou vous dormez ailleurs. Vous jouez de mon coeur pour vous faire plaisir Mais vous me comblez tant par vos milles ardeurs. Suis-je sotte moi-même à vous attendre ainsi. Vous méritez souvent que je close la porte. A force de mots fous vous avez réussi A me tourner la tête. Après tout que m'importe ! Un bruissement léger...c'est vous que je perçois. A trop vous désirer je me suis assoupie Sur ma peau vient couler votre cravate à pois Un baiser  dans le cou brise ma rêverie. Mon élégant voyou ! Votre odeur de cigare M’envoûte, me trouble, éveille tous mes sens. A vous sentir si près, déjà mon coeur s'égare. Aimez moi, cher Amour, venez, oui, je consens.